vendredi 29 octobre 2010

Les coulisses de l'Hippopotable (3) : enfin des photos de nos locaux

Vous êtes des millions à avoir manifesté votre enthousiasme à propos de notre précédent billet décrivant nos locaux. Merci !
Il est juste regrettable que la plupart de vos lettres de félicitations se soient perdues, probablement lors du naufrage d'un cargo postal entre la métropole et les îles Andaman. A moins que vous ne les ayez expédiées par erreur au service «recouvrement de créance» de la Samaritaine, ce qui est possible.

Quoi qu'il en soit, nous vous avions promis de véritables photographies de notre base secrète. Le Leica de Raymond Cartier étant à nouveau opérationnel, nous pouvons tenir cette promesse.

(Note destinée à Georgette Bruchon de Bligny sur Ouche (Lorraine) : nous ne sommes en revanche pas en mesure de tenir notre promesse de financer votre projet d'usine de production d'avions de ligne long-courriers, contrairement à ce que le courrier signé à la hâte par Josiane Cartier pouvait laisser croire. Nous serons heureux de vous dédommager par l'envoi d'une cagette de poireaux. Merci de suspendre votre action au tribunal de commerce).

1- Nos locaux vus de l'extérieur

Les plus attentifs d'entre vous remarquent de menues différences par rapport aux plans grandioses ici montrés le mois dernier. Fantaisie de dernière minute de l'architecte qui a décidé de donner un "style résolument Algéco" à ce qui devait initialement être une tête humaine haute de 35 m.

Les gars qui jouent à la pétanque sont probablement des agents du Club des Sept envoyés pour nous espionner.


2- Le Grand Amphithéâtre

Salle de réunion et de conférence, spécialement conçue pour réduire autant que faire se peut la durée de ces pensums trop souvent interminables et contre-productifs.

Nous ignorons qui sont ces trois gaillards. Merci à nos auditeurs ayant des informations sur eux de nous envoyer un télex.

3- La Salle audio-visuelle

Équipée d'un téléviseur dernier cri (en l'occurence, "AARGH !"), c'est la seule pièce en couleur de notre base.





Josiane Cartier hésite : regarder la première chaine Nicobari (seule programme capté depuis nos locaux) ou feuilleter des revues vieilles de 50 ans, toujours les mêmes. «Et si j'allais plutôt boire une bière ?».


4- La salle des tests

Le saviez-vous ? Quelques auditeurs triés sur le volet sont autorisés à visionner nos programmes avant publication, en relief et en noir et blanc, via cet holo-projecteur. Ils nous font part de leurs remarques et commentaires et nous leur rions au nez.


Pour faire partie de ce groupe élu des dieux : inscrivez vos noms et adresse sur une feuille de belladone  et donnez la en pâture à une brebis gravide une nuit de pleine lune, dans la Zone d'activités d'Hartennes-et-Taux (Communauté de communes de Canton d'Oulchy)

Les commentaires : "mon fauteuil est trop dur","Mais, c'est une maquette! On se moque de nous", "J'ai froid, je veux un gilet"



(réclame)

16 commentaires:

Arsaber a dit…

Les apparences sont trompeuses. Il ne s'agit pas de trois individus mais d'un seul, l'illustre siamois Henri III, au demeurant fort mignon lorsqu'il fait ses besoins dans sa caisse, ainsi qu'en témoigne votre daguerréotype.

PS : Je découvre effaré, à en juger sa tenue, que Josiane Cartier serait une bagnarde. Diantre ! Le service du personnel de l'hippopotable serait une annexe de l'administration pénitenciaire ? Les îles Adaman une couverture pour celle du diable ?

Eve G. a dit…

Le poireau a décidemment la cote par chez vous.
Vous m'en mettrez deux caisses, avec un peu de margarine s'il vous plait.

Kolia a dit…

Sur la photo du club des sept, ils sont six. Méfiez vous, le septième doit-être en train de manigancer un salle coup dans un recoin sombre (ou séduire Josiane peut-être...)

L'horreur des marais a dit…

C'est quoi une brebis gravide ?

Anonyme a dit…

Ce sont les fils de Mme BRUCHON de Bligny, qu'elle surnomme affectueusement Tupolev, Iliouchine et Antonov, ce qui en dit suffisamment long sur la passion maternelle pour les long-courriers. On les voit ici cachés sous la table familiale espérant échapper à un énième plat à base de poireaux.
« On va lui faire la peau » auraient-ils dit en parlant d'une certaine Josiane. A bon entendeur ...

Lepoilux a dit…

Il me semble reconnaître, de gauche à droite, un faux Philippe Noiret, un faux Robert Lamoureux et un faux Dario Moreno. Le tout passé au faux tochoppe.

Nos réf. : HD-65X30 a dit…

Messieurs,

Nous tenons à votre disposition trois courriers reçus par erreur en nos services.

Ces lettres de félicitations proviennent de M. Roger Million, de Mme Paulette Million et de Mlle Rosine Million.

Nous vous souhaitons bonne réception de la présente et vous prions d'agréer, Messieurs, nos dévouées salutations.

Le service Recouvrement de Créances de la Samaritaine

Amicale des communes de la vallée de l'Ouche a dit…

Madame, Monsieur,

Si je prends ma plume pour écrire ces quelques mots, c'est pour vous faire part de mon effarement.

Pour reprendre les mots de notre président, "j'ai vu beaucoup de reportage malhonnêtes, mais celui-ci les surpasse tous".

Votre article a fait le tour de mon cercle (très restreint) d'amis, et nous en sommes tous arrivés à la même conclusion : vous ne manquez pas de toupet.
Oser balancer de telles contre-vérités avec un tel aplomb touche presque à la notion d'art, quand on arrive à ce niveau d'expertise en la matière. Quid de l'intégrité de l'homme de presse ? Quid de sa raison d'être ?

C'est le monde de la presse dans son ensemble que vous mettez à mal en agissant de la sorte (à savoir comme des voyous, ni plus ni moins).

Ainsi, et comme il faut bien que quelqu'un fasse éclater la vérité au grand jour, j'annonce à tous vos lecteurs que Bligny-sur-Ouche ne se trouve pas en Lorraine, mais en Bourgogne !

J'espère que vous aurez au moins l'honnêté de ne pas censurer cette mise au point.

Je ne vous salue pas.

Roger, de l'amicale des communes riveraines de l'Ouche.

Lepoilux a dit…

Tiens...
J'ai toujours cru que "Ouche" était le grognement que faisait un boxeur atteint d'un uppercut bien placé...

janique a. a dit…

L'Ouche on peut être dessus, comme Bligny sur Ouche (Bourgogne? Lorraine?), mais on peut aussi être dedans, ainsi Conches en Ouche (Haute-Normandie).

Janique A., présidente du Comité de sauvegarde de l'Ouche française

Unknown a dit…

Merci pour toutes ces précisions, nous aimerions pouvoir répondre en détail à chacun d'entre vous, mais notre temps est précieux.

Sachez seulement qu'une brebis gravide est un ovin femelle en période de gestation, (à ne pas confondre avec une fille avinée en école de gestion), et qu'en effet, Bligny sur Ouche est en Bourgogne, c'est Pournoy-la-chétive qui est en Lorraine.

Anonyme a dit…

Où peut-on commander des tricots de peau comme ceux que l'on voit dans la pub à la fin de l'article ? Je suis particulièrement intéressé par le modèle avec le col « Marlon Brando ». Merci.

Monsieur Kaplan a dit…

C'est moi qui ai posé la question ci-haut (sur les tricots de peau), le commentaire est parti avant que je le signe. Voilà donc un anonymat involontaire maintenant réparé.

Anonyme a dit…

Bonjour,

Quelques précisions pour ne pas laisser vos lecteurs dans l'ignorance crasse.

Tout d'abord, je confirme que l'Ouche se trouve en effet en Bourgogne, et non en Lorraine comme l'assène assez ridiculement votre reporter.

D'autre part, on peut certes être "sur Ouche" et en "Ouche", mais on peut également être "d'Ouche", tout simplement (à l'exemple de Pont-d'Ouche, charmante localité située en bordure du canal de Bourgogne et sous le viaduc du Pont-d'Ouche, justement).

Le plus effarant dans tout ça étant que je connais réellement très bien le coin.

Fabrice Bogdanoff-Méhaignerie
Géographe-lexicographe professionnel à Lille (Nord)

Lepoilux a dit…

Je tiens à signaler à Monsieur Bogdanoff-Méhaignerie (pour lequel je subodore un profil tubéreux) qu'en tant que géographe-lexicographe, il aurait dû mentionner qu'un "pont-douche" est un sanitaire italien utilisable par plusieurs personnes simultanément, tel qu'il est possible d'en trouver dans les centres sportifs à bas coût ou les maisons de redressement.

Anonyme a dit…

Cher M. Lepoilux, j'ai eu la chance de visiter Oulan-Bator, en revanche je n'ai jamais mis les pieds à Bakou.

FBM