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jeudi 23 juin 2011

Nos amies les soucoupes volantes (5) : l'hypothèse U

Voici déjà plusieurs mois que Raymond Cartier, notre infatigable reporter, travaille sur le dossier le plus ambitieux, le plus controversé, le plus explosif de sa carrière  :
la réforme des menus du restaurant d'entreprise de l'Hippopotable.

Pour se détendre lors des quelques minutes de loisirs qui lui restent entre réunions de concertation avec les usagers, lecture de manuels de diététique et rencontres-dégustations avec les fournisseurs, Raymond met également la dernière main à un amusant article sur les mystérieuses soucoupes volantes qui effraient la population, intriguent les savants et font rêver bien des femmes.

Raymond Cartier n'a rien trouvé de très intéressant dans cette épave.

Le temps est venu de livrer ses conclusions, fruit de la consultation de centaines de documents, de la vérification scrupuleuse des faits sur le terrain, et de l'ingestion de plusieurs cocktails au «Pélican Mort», un bar à marins de St-Michel Chef  Chef (Loire-Atlantique).

Après des mois d'enquête, donc, Raymond Cartier est parvenu à échafauder une théorie solide, étayée par de nombreuses preuves, quasi-preuves ou absence de contre-preuves. Il l'a baptisée «Hypothèse U», avec U comme «Une hypothèse».


L'Hypothèse U

La pièce circulaire qui se trouve devant le visage du  «jardinier» devrait être beaucoup plus étroite s'il s'agissait vraiment d'un motoculteur.

En découvrant cette photo dans un article du Courrier Picard intitulé «Accident de motoculteur à Cuise-La-Motte (Oise)», Raymond Cartier a immédiatement compris qu'il avait mis la main sur quelque chose de très important et de très gras (le journal avait en effet servi à emballer un sandwich fricandelle-mayonnaise). 
Une fois les taches de condiment dûment léchées, notre reporter parvint à identifier l'individu rescapé du crash de ce qui - vous l'avez deviné - n'est pas exactement un motoculteur. Il s'agit d'un ingénieur des Mines, nommé Jean-Claude Calepin.

Jean-Claude Calepin en 1958, avec son prototype de théière. Visiblement, il dérangeait les industriels en place.
Une rapide recherche dans les archives de l'école des Mines a fourni à notre enquêteur les éléments qui manquaient à son enquête. Suite à l'échec commercial de son projet de théière, Jean-Claude Calepin a agité le poing vers la foule (ses parents, deux amis de passage et une vieille dame) en marmonnant : «Calepin : retenez bien ce nom ! Vous le lirez sur les gros titres de la presse, ou au moins en page 7 dans la rubrique Insolite !»

Il a ensuite loué pour une bouchée de pain un manoir en ruine donnant sur un complexe souterrain nazi désaffecté - et sur un complexe d'infériorité encore en service, dans la banlieue d'Amiens.

Jean-Claude Calepin habillé en ballerine lors du bal des ingénieurs introvertis (1963)

L'enquête de Raymond Cartier est alors allée très vite, notamment parce qu'il voulait rentrer chez lui pour voir le match à la télévision. Assez de bla-bla (alors que l'époque est à l'instantané "presse-bouton" pour passer de la première à la deuxième chaine), voilà l'histoire : les soucoupes volantes étaient des prototypes de Jean-Claude Calepin, il est responsable de tout, il s'excuse pour le dérangement et aimerait rentrer en contact avec un fabriquant de cafetières pour lequel il a un projet sensationnel.

La cafetière Calepinlux, vue de l'intérieur. Une capacité unique sur le marché européen.

Sinon, pour les entrées, l'entreprise de restauration s'engage à fournir au moins trois propositions de salades, crudités et charcuteries. Un dessert du jour sera proposé chaque jeudi, et une attention toute particulière sera portée à la qualité du vin de table, sujet qui revient souvent parmi les doléances exprimées. Le prix du repas ne devra pas excéder 6,40 NF, ce qui reste raisonnable.

P.S.

Qu'était exactement l'énigmatique créature croisée par Raymond Cartier ce soir là, alors qu'il cherchait un raccourci qu'il ne trouverait jamais ? Il se le demande souvent.


(réclame)




mercredi 4 mai 2011

nos amies les soucoupes volantes (4) : les archives du CEMAGREF enfin rendues public

Notre grande enquête sur les soucoupes volantes commence à porter ses fruits, tel le coup de pied asséné avec vigueur dans la fourmilière qui secoue le cocotier. Les masques tombent, les langues se délient, et les documents jusqu'alors dissimulés au public glissent hors des pochettes cartonnées de la dissimulation et du secret départemental.

Ainsi, Geneviève Goutard, de Bligny-sur-Ouche (Côte d'or), nous envoie un petit carnet dans lequel a elle a noté de nombreuses recettes de confitures, et dans lequel la NASA ne dément à aucun moment l'existence d'engins extra-terrestres.


 

 Les frères Greuvin, de Bondoufle (Essonne) l'ont lu dans les cartes et transmis par courrier recommandé à Raymond Cartier : les soucoupes volantes viennent pour nous délivrer un message de tolérance et pour nous apporter des bons de réduction sur de nombreux produits.

Mais le document le plus important sur lequel nous avons mis la main est un dossier du CEMAGREF (Centre national du machinisme agricole, du génie rural, des eaux et des forêts) daté de juillet 1987.
Ce document, intitulé «Rapport de stage de Damien Pipette, élève de troisième au collège Clémenceau de Poitiers»  regorge d'informations capitales et invérifiables tendant à démontrer que, dès 1983-84, le CEMAGREF savait.


Les principales révélations du Rapport Pipette


1- L'entrepot secret du Cemagref : la “Zone Industrielle 51"

Page 14 du rapport Pipette, on découvre que le CEMAGREF possède à Rochecorbon (Indre et Loire)  un hangar, qui d'une part est loué à un tarif scandaleusement bas à la mairie divers gauche (450 NF par mois pour 2500 metres carrés !!!), et d'autre part contient plusieurs appareils, répertoriés "prototypes de matériel agricole", mais dont les images montrent clairement qu'ils sont en réalité des engins venus d'ailleurs et dissimulés aux yeux du public par les hommes en bleu du CEMAGREF.

« Désileuse-Pailleuse rotative à benne mobile» : mon œil.

 
«Faucheuse Conditionneuse automotrice» : ben tiens.

2- Les mystérieuses «Têtes psychiques»

Deux photos (découpées dans une brochure sur la ville de Bath) sont collées dans le rapport. Elles laissent penser que le CEMAGREF a eu en sa possession des éléments de corps d'extra-terrestres, ou au moins de mannequins d'extra-terrestres. Rien n'indique que ces étranges têtes n'aient pas été douées de pouvoirs étonnants, tel que la télépathie ou l'absence de sécrétion de sébum.



 Les fameuses «têtes de Bath». Le véhicule a pu être identifié par nos services : c'est une fourgonnette immatriculée NNK 686.


Nous avons passé ces photos au peigne fin pour faire un amusant jeu de mot.
3- Les expériences peu ragoutantes des hommes en bleu

La révélation la plus fracassante du rapport Pipette est l'existence de la «section 74» du CEMAGREF. Officiellement dédiée à l'amélioration de la productivité des cultures betteravières, elle aurait en réalité travaillé sur un tout autre projet : l'amélioration de la productivité des cultures de légumineuses (lentilles, haricots blancs). Un tel détournement de sa fonction initiale laisse supposer qu'elle a également très bien pu couvrir d'autres projets secrets, comme notre artiste l'a ici illustré avec talent.
 

Que font ces scientifiques du CEMAGREF avec cet humanoïde ? Un dessin si réaliste n'a pas pu être réalisé sans qu'au moins une part de vérité y soit révélée.


Ce casque a-t-il vraiment été conçu pour protéger les arboriculteurs des chutes de fruits trop murs, ou pour tenter de communiquer avec des êtres venus de plus loin que l'horizon étriqué de nos vies terriennes ?



Nous le savons, ces révélations ne manqueront pas de provoquer démentis, coups tordus et pressions de toutes sortes. Nous ne nous tairons pas, et poursuivrons cette enquête, jusqu'à lassitude de nos auditeurs et épuisement des photos vaguement relatives à ce sujet dans nos archives.

(Si ce blogue venait à disparaître subitement, nous comptons sur vous, chers auditeurs, pour écrire à l'antenne locale du CEMAGERF de votre canton afin d'exiger des explications. Et sur vous, chères auditrices, pour pousser des soupirs affligés et préparer cakes et pâtés en croûte à notre intention.)


(réclame)







samedi 9 avril 2011

Nos amies les soucoupes volantes, 3 : phénomènes insolites et inconvenants


Que nos auditeurs se rassurent : l'équipe de ce blogue, prise d'une printanière et primesautière fantaisie, ne s'est pas soudain évaporée dans les champs de coquelicots afin de courir le guilledou, de batifoler dans les pâquerettes ou de cueillir cueillir sa jeunesse. Nous n'avons pas non plus délaissé le travail rédactionnel de l'Hippopotable au profit du blogue amusant de notre actionnaire.

Oui, c'est le printemps. Et alors ?





La vérité est ailleurs. Nous avons continué nos investigations sur les apparitions d'objets célestes et les étonnants phénomènes qui y sont associés, et  qui défient parfois la physique ou les bonnes mœurs. Lisez ici les résultats de notre enquête, qui a demandé une ténacité considérables et une très importante quantité d'attache-trombones.

1-Phénomènes défiant les lois de la physique :

Les apparitions d'OVNI sont souvent accompagnées des phénomènes suivants :

- arrêt des moteurs de véhicules automobiles. Plus rarement, on assiste aussi a des pannes de mixeur, de brosse à dent électrique, voire de stérilet ou d'appeau à merle.
- légère déformation de l'extrémité des poils de certains mammifères (lévriers, myocastors, agoutis). Ce phénomène est peu documenté.
- destruction grandiose de sites tels que la Statue de la Liberté (E.U.), la Tour Eiffel (Paris), le café des sports de Moyeuvre-grande (Moselle). Par rayon de la mort ou érosion naturelle (moins spectaculaire).


Lors du passage d'une soucoupe volante au dessus du centre sportif Joseph Caillefourche de Plan-de-cuques (Bouches du Rhône) le 14 mars, l'équipe locale de basket-ball se trouve en apesanteur durant 23 secondes.



2- Phénomènes défiant la loi et les bonnes mœurs.

Quels que soient les occupants des «soucoupes volantes» (martiens, atlantes, communistes, femmes), leurs trajectoires erratiques et le manque de respect pour les couloirs aériens montrent clairement qu'il s'agit de créatures au mieux fantasques, au pire asociales voire proches des doctrines anarchistes ou du mouvement «Hippie». Ne nous étonnons pas alors que le passage de leurs engins soit souvent l'occasion de déréglements sociaux tels que :
- Vol à l'étalage chez les marchands de fruits et primeurs.
- Fautes de goût vestimentaire : associer des cravates à pois avec une veste à carreaux  (Bogotá 1978)
- Non respect de la réglementation sanitaire sur l'importation de chinchillas.


Mais le pire est sans doute ce fait divers intervenu le 5 aout dernier à Rochecorbon, (Indre et Loire) et qui a été soigneusement dissimulé au grand public par les services préfectoraux et une palissade érigée en urgence autour du site.



Rochecorbon (Indre et Loire), 5 avril, 12h38. Une soucoupe volante survole la ville. Dans les minutes qui suivent,  mus par une force étrangère à leur volonté, tous les habitants du village se défont de leurs vêtements.

A la cafetaria du «Géant Casino» : clients, serveurs et marmitons se retrouvent en tenue d'Adam (ou de Sylvia Kristel) sans même en avoir conscience.

Même les employés communaux se retrouvent dans le plus simple appareil. Un spectacle qui en dit long sur les dangers des soucoupes volantes et sur le degré d'incurie de ce blogue.
Dernière minute : 
On nous annonce que, neuf mois plus tard, une vague de naissances touche ce petit village. Les nouveaux-nés ont tous des traits qui rappellent les heures les plus sombres de notre histoire (cliquez pour en savoir plus)


réclame

mercredi 16 mars 2011

Nos amies les soucoupes volantes (2) : des témoins témoignent

Une vague sans précédent d'objets volants mal identifiés déferle actuellement sur notre pays. Nous avons vu précédemment que, face à de tels événements, il convient de ne pas s'emballer prématurément comme des jeunes chiots à l'évocation d'une saucisse.

La plupart des témoignages, une fois recoupés, analysés et confrontés aux cinq «critères de Frégolin-Pinaille» d'évaluation des divagations hystériques (voir annexe), s'avèrent être des affabulations fantaisistes sans autre fondement qu'un immature besoin de faire l'important face aux collègues de bureau et compagnons de bistrot.


Notre reporter Raymond Cartier a néanmoins isolé cinq récits (1) pour le moins troublants, qui méritent d'être ici relatés et posent de véritables questions aux scientifiques et experts : les «soucoupes volantes» sont elles réelles, viennent elles d'un autre monde, pourquoi visitent-elles en priorité le Pas-de-Calais, et qui va payer les frais de Mr Cartier (qui avoisinent le millier de francs lourds rien qu'en repas et PMU) ?

Raymond Cartier (au premier plan, hilare) interroge un couple monégasque qui a tenu a témoigner en exclusivité pour ce blogue.


Récit numéro 1 :
Rebreuve-Ranchicourt (62), le 14 mars, 15h17.

Un objet de forme «indescriptible» tombe dans un champ, occasionnant des dégâts considérables aux cultures dans un rayon de plusieurs mètres. La chaleur intense empêche les soldats du feu de l'approcher à moins de se brûler un peu. Impuissants, ils assistent impuissants à la combustion partielle de l'appareil qui emporte son secret à jamais perdu pour toujours.

L'objet s'est entièrement consumé en moins de 7h25 devant les témoins impuissants


Récit numéro 2 :

Burbure (62), le 8 février, 12h51

La baronne Yvette Sournoise de Fredaine danse une petite gigue sur la terrasse de sa propriété, lorsqu'elle remarque à quelques dizaines de mètres au dessus d'elle une multitude de lumières lumineuses qui gigotent sans rime ni raison dans le ciel. Le temps de rentrer dans son boudoir pour y prendre une écharpe afin d'observer les loupiotes sans risquer d'attraper un refroidissement, le phénomène a disparu. «Quel message tentaient de me communiquer ces importuns venus de l'espace ?» répète l'aristocrate à qui veut l'entendre.

La baronne reconstitue la scène pour notre reporter, mais avec des billes.


Récit numéro 3

Fieffes-Montrelet (62), du 5 au 14 mars à 15h30

Tous les après-midi, Hubert Bourbignon, fameux dandy et chroniqueur mondain au Courrier Picard, sort à 15h20, prétextant une promenade dominicale. Réalisant que cette attitude est pour le moins étrange puisqu'on est en semaine, son épouse le fait suivre par un détective privé venu spécialement de Cambrai. Quelle n'est pas la surprise de ce dernier lorsqu'il découvre le pauvre homme, «nimbé d'un halo lumineux», dans un état «d'hébétude totale», au milieu de la ZAC de Warlus-Berneville, à plusieurs kilomètres de son domicile. Comment a-t-il pu parcourir une telle distance ? Pourquoi ces traces de rouge à lèvre sur le lobe de son oreille gauche ? Autant de questions qui résistent à toute explication rationnelle.


Depuis ces étranges événements, Hubert Bourbignon est tout juste bon à servir de porte-laine.


(1) Nous aurions aimé vous divulguer les deux autres récits, mais Raymond Cartier les a oubliés dans le TER Arras-Bouchain. Merci à toute personne retrouvant ces documents de nous les faire parvenir. Surtout ne les lisez pas,  ou vous risquez d'altérer irrémédiablement votre santé mentale.


(réclame)




Annexe : Les cinq critères de Frégolin-Pinaille

Gilbert Frégolin et Sammy "Loveboy" Pinaille effectuent un tour de carte.




Ce test très simple permet de déterminer la validité d'un témoignage avec rigueur, fiabilité, du papier et un crayon.

Répondez aux cinq questions et faites le total des points.

1- Le témoin est il :
a- un ingénieur ou un gradé : 0
b- un beatnick, blouson noir, hippie : +10
c- une femme : +20
d- un pholidote : +10

2-Son récit contient les locutions suivantes :
a- «J'étais aux commandes du bimoteur lorsque le copilote me signala un phénomène étrange» : - 10
b- «J'avais peut-être un peu forcé sur le Dry Pale (prononcer "Draille Pelle") : +15
c- «Vous ne me croyez pas, comme les autres, hein ?» : +5
d- «Oh, zut, mon sac à main est fichu !» : +15

3- Le témoin est :
a- myope : +5
b- communiste : +15
c- aphone : +5
d- un spectre surgi de votre imagination survoltée : +20

4- Si le témoin était un objet, ce serait :
a- Un spectroscope de fabrication allemande : -15
b- Une étiqueteuse Dymo : -5
c- Un flan : +5
d- Un 33 tours de musique "Yé-yé" : +15

5- Honnêtement, cette histoire vous semble :
a- Un tissu de mensonges : +50
b- Un faux grossier au service de la propagande gauchiste : +50
c- Les élucubrations fumeuses d'un esprit sous l'emprise de la drogue : +50
d- Le récit honnête bien que troublant d'un brave citoyen : -50

Total : 
moins de zéro : Vous tenez un récit solide et digne de foi.
zero à 30 : Peuh ! Foutaises !
35 à 120 : Le Bouchain Olympique crée la surprise avec ce score qui le qualifie au détriment du RC Mauléon.


jeudi 24 février 2011

Nos amies les soucoupes volantes, 1 : explications rationnelles.

Les soucoupes volantes : qui, de nos jours, n'a pas un ami, un voisin, un collègue ou un animal domestique qui prétend «les avoir vues» ? Pas mal de gens, en fait.

Il n'en reste pas moins que ces mystérieux objets défiant les lois de la physique et le code de la route font l'objet de mille hypothèses, de la plus fantaisiste à la plus invraisemblable, et commencent à intriguer sérieusement de nombreux scientifiques, pilotes, militaires, femmes de chambre et autres satrapes.


L'équipe de l'Hippopotable a décidé de se pencher mollement sur ce dossier. Voici le premier volet de notre enquête, qui en comportera un nombre encore indéfini, en fonction des avancées de la science et de vos témoignages, à vous, chers auditeurs.



 Un Ufologue gonfle un ballon sonde pour faire rire une jolie fille, lors du XVeme banquet des amis de l'Aligot, à La Canourgue (Lozère)


La plupart des ouvrages sérieux sur les soucoupes volantes s'accordent pour dire que 95% des observations de soucoupe volantes sont explicables de façon très simple. Nous avons recompté, et sommes en mesure d'affirmer qu'il s'agit en fait de 94,7%. 

Voici quelques exemples parmi les plus communs :


  
Ceci n'est pas une soucoupe volante mais un simple éléphant pratiquant son hobby nautique.


Soucoupe volante ? Non, Hot-Dog Mobile.


OVNI ? Que nenni. C'est la Soucoupe Flottante de René Leduc, 
ici en train de taquiner l'espadon et son épouse, la ravissante Danielle.



Mais alors, tout cela est une vaste plaisanterie ?


Oh, ce n'est pas si simple, vous vous en doutiez, et d'ailleurs votre petit sourire narquois le montre bien. Car il reste les fameux 5,3% de phénomènes inexpliqués, dont l'absence de causalité aisément définie laisse la porte ouverte aux interprétations les plus fascinantes.

Les communistes sont-ils derrière ces engins ? Ou peut-être en dessous ?
Les soucoupes contiennent-elles des êtres venus de lointaines planètes pour visiter notre Terre, et dans ce cas, comment les convaincre de passer au moins une nuit dans un hôtel de la région plutôt que de continuer tout de suite vers Antarès ou Betelgeuse ?
Assistons-nous à quelque expérience de manipulation des foules, à une hallucination collective, ou à la parade amoureuse d'une espèce encore inconnue de canard stratosphérique ?



Nous poursuivrons prochainement ce dossier palpitant : attendez vous d'ores et déjà à des révélations fracassantes, ou tout au moins à des révélations ébréchantes, et les réponses à bien des questions :

 Comment fonctionne une soucoupe volante ? Avec quel type de film faut-il la photographier ? Peut-on rire d'elle ? Aime-t-elle le nougat ? Pourquoi ces questions navrantes ? N'avez vous donc rien de mieux à faire dans ce blogue ? Où se procurer un bob promotionnel «J'aime le nougat» ? 
 
Appel à témoins  
 
Si vous même avez aperçu ou cru apercevoir de tels engins volants, ou si vous êtes tellement désœuvré que vous avez le temps de rêvasser et d'affabuler sur de telles âneries, alors, faites-le nous savoir par tout moyen de communication moderne. Les témoignages les plus palpitants feront l'objet d'une enquête bâclée et seront outrageusement montés en épingle par nos soins.


Un témoin : «L'engin volant a disparu par ce conduit, en dégageant une violente odeur de transpiration. A ce moment, aucun chien n'a aboyé»

(réclame)