mercredi 4 mai 2011

nos amies les soucoupes volantes (4) : les archives du CEMAGREF enfin rendues public

Notre grande enquête sur les soucoupes volantes commence à porter ses fruits, tel le coup de pied asséné avec vigueur dans la fourmilière qui secoue le cocotier. Les masques tombent, les langues se délient, et les documents jusqu'alors dissimulés au public glissent hors des pochettes cartonnées de la dissimulation et du secret départemental.

Ainsi, Geneviève Goutard, de Bligny-sur-Ouche (Côte d'or), nous envoie un petit carnet dans lequel a elle a noté de nombreuses recettes de confitures, et dans lequel la NASA ne dément à aucun moment l'existence d'engins extra-terrestres.


 

 Les frères Greuvin, de Bondoufle (Essonne) l'ont lu dans les cartes et transmis par courrier recommandé à Raymond Cartier : les soucoupes volantes viennent pour nous délivrer un message de tolérance et pour nous apporter des bons de réduction sur de nombreux produits.

Mais le document le plus important sur lequel nous avons mis la main est un dossier du CEMAGREF (Centre national du machinisme agricole, du génie rural, des eaux et des forêts) daté de juillet 1987.
Ce document, intitulé «Rapport de stage de Damien Pipette, élève de troisième au collège Clémenceau de Poitiers»  regorge d'informations capitales et invérifiables tendant à démontrer que, dès 1983-84, le CEMAGREF savait.


Les principales révélations du Rapport Pipette


1- L'entrepot secret du Cemagref : la “Zone Industrielle 51"

Page 14 du rapport Pipette, on découvre que le CEMAGREF possède à Rochecorbon (Indre et Loire)  un hangar, qui d'une part est loué à un tarif scandaleusement bas à la mairie divers gauche (450 NF par mois pour 2500 metres carrés !!!), et d'autre part contient plusieurs appareils, répertoriés "prototypes de matériel agricole", mais dont les images montrent clairement qu'ils sont en réalité des engins venus d'ailleurs et dissimulés aux yeux du public par les hommes en bleu du CEMAGREF.

« Désileuse-Pailleuse rotative à benne mobile» : mon œil.

 
«Faucheuse Conditionneuse automotrice» : ben tiens.

2- Les mystérieuses «Têtes psychiques»

Deux photos (découpées dans une brochure sur la ville de Bath) sont collées dans le rapport. Elles laissent penser que le CEMAGREF a eu en sa possession des éléments de corps d'extra-terrestres, ou au moins de mannequins d'extra-terrestres. Rien n'indique que ces étranges têtes n'aient pas été douées de pouvoirs étonnants, tel que la télépathie ou l'absence de sécrétion de sébum.



 Les fameuses «têtes de Bath». Le véhicule a pu être identifié par nos services : c'est une fourgonnette immatriculée NNK 686.


Nous avons passé ces photos au peigne fin pour faire un amusant jeu de mot.
3- Les expériences peu ragoutantes des hommes en bleu

La révélation la plus fracassante du rapport Pipette est l'existence de la «section 74» du CEMAGREF. Officiellement dédiée à l'amélioration de la productivité des cultures betteravières, elle aurait en réalité travaillé sur un tout autre projet : l'amélioration de la productivité des cultures de légumineuses (lentilles, haricots blancs). Un tel détournement de sa fonction initiale laisse supposer qu'elle a également très bien pu couvrir d'autres projets secrets, comme notre artiste l'a ici illustré avec talent.
 

Que font ces scientifiques du CEMAGREF avec cet humanoïde ? Un dessin si réaliste n'a pas pu être réalisé sans qu'au moins une part de vérité y soit révélée.


Ce casque a-t-il vraiment été conçu pour protéger les arboriculteurs des chutes de fruits trop murs, ou pour tenter de communiquer avec des êtres venus de plus loin que l'horizon étriqué de nos vies terriennes ?



Nous le savons, ces révélations ne manqueront pas de provoquer démentis, coups tordus et pressions de toutes sortes. Nous ne nous tairons pas, et poursuivrons cette enquête, jusqu'à lassitude de nos auditeurs et épuisement des photos vaguement relatives à ce sujet dans nos archives.

(Si ce blogue venait à disparaître subitement, nous comptons sur vous, chers auditeurs, pour écrire à l'antenne locale du CEMAGERF de votre canton afin d'exiger des explications. Et sur vous, chères auditrices, pour pousser des soupirs affligés et préparer cakes et pâtés en croûte à notre intention.)


(réclame)







8 commentaires:

sandrine a dit…

Je me disais bien que les travaux de terrassement du canton de par chez moi avait un truc qui cllaient pas avec les plans initiaux...
ILs sont en train de me faire un plan d'atterrissage à soucoupe, si ça se trouve...

sandrine a dit…

avaient un truc qui collait pas... Même les fautes, chui sûre que c'est leur faute...

Lepoilux a dit…

Nous y voilà.Les investigations de Mr. Raymond Cartier portent enfin leurs fruits.
Examinons les documents: deux bélinos essentielles.
La première expose les protagonistes du drame qui se joue, de l'intrigue qui se noue, d'un blogueur qui se fout de nous à savoir:
-Janus et Jeannette, les fameux siamois duettistes, en tournée rigolote et promotionnelle, décapités au cimeterre de la Sublime Porte, semblant narguer le monde civilisé à l'arrière d'un catafalque "britannique".
-Bobby "Spencer" Watson, archer de Sa Majesté "britannique", en service commandé, non loin de la statue du célèbre Herlock Sholmes. (Angle Marylebone et Baker)
-Madame Tussauds, Marylebone Road, London, tout près de Baker Street immortalisée par les quatre très "britanniques" garçons dans le vent.
-L'automobile "britannique" Jaguar 4,2L de Monsieur Cartier garée devant le "Pough Hotel" (en français, prononcer: POUFFE HOTEL) ce qui donne une idée de la classe internationale des établissements fréquentés par votre publiciste d'investigation.

Deuxième bélino qui se veut anodine et racoleuse: la fameuse Hillman, de fabrication "britannique"; qu'aperçoit-on? Quatre garçons "in ze wind", quittant l'adolescence boutonneuse por monter dans ce roadster "britannique", et s'affublant du ridicule sobriquet de "Missiles" dont la carrière fulgurante a éclaté de façon explosive.

Ces documents excitent curiosité, intérêt et réflexion. Indubitablement une main "britannique" est derrière cette " britannique" volonté d'anéantir toute civilisation humaine pour y substituer une organisation extraterrestre et "britannique". Bref, l'horreur absolue et de mauvais goût.
Tenez bon, Monsieur Cartier, cessez la consommation d'alcool de grains, et méfiez-vous des perfides (............)
Les autres documents daguerréotypés seraient de meilleure lecture s'ils avaient été au préalable analysés par le Professeur Leduc.
J'attends la suite avec impatience et mon épouse.

Ysabeau a dit…

Le mystère extra-terrestre c'est surtout d'avoir fait entrer autant de personnes et des choses dans une si petite voiture.

Arsaber a dit…

On remarquera, une fois encore, une fois de trop, qu'aveuglés par leur anglophobie (ça pique les yeux), messieurs Paul et Lepoilux se gardent bien de nous mentionner l'indubitable origine prussienne du casque incriminé. En dépit de la vive désapprobation que l'on peut lire sur le visage de ce sympathique philatéliste amateur de scrabble (à en juger par son mobilier de bureau), et de l'index accusateur qu'il manie avec autant d'élégance qu'une rare dextérité, l'équipe de l'hippopotable, et leurs séïdes en commentaire, continuent à nier le poisson et noyer l'évidence : les prussiens sont parmi nous.

Lepoilux a dit…

Pseudonynommément cité par Monsieur Arsaber, je souhaite pouvoir ici-même abuser de mon droit de réponse.
Turlututuchapeaupointu. Casque prussien, dites-vous? Où est la pointe? Où sont les boulons? Hmmm? Ah, on fait moins le fier. Ce couvre-chef, en tant qu'Anglais, on peut le porter, mais en tant qu'Uhlan, beaucoup moins.
Vous m'accusez, par ailleurs, d'une anglophobie supposée. Ganz falsch! Unglaublich! J'ai au contraire une admiration irrationnelle pour la perfidie de cette peuplade dont plus de dix siècles d'histoire mouvementée nous convainquent de l'authentique duplicité et dont le patois imprononçable est une insulte à la clarté de l'élocution française et à notre justesse de goût.
Néanmoins, et pour adoucir mon propos, j'admets m'être laissé un tantinet aller. (Parfois, ça fait du bien)

Appas a dit…

Vos articles sont intéressants, mais, en même temps, très inquiétants. Quelle attitude adopter face à de telles menaces ?

Anonyme a dit…

Je tiens à lever un doute qui pourrait être suggéré par la photo du véhicule NNK 686 : contrairement à ce que j'ai déjà entendu dire de ci voire de là, cette image n'illustre pas l'état de nos voisins britanniques au petit matin, après une longue nuit passée dans les pubs. Non non : "avoir la tête dans le coffre" n'a jamais fait partie des expressions anglo-saxones, même s'il serait tentant pour nos voisins de copier un poétique aphorisme bien de chez nous ! A cette petite lacune près, je vous encourage M Paul à persévérer dans votre enquête et à essayer la fameuse andouillette au vouvray de Rochecorbon ...