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jeudi 20 juin 2013

Le dernier tour de Langélic (le congrès de la B.R. -3)

Le premier congrès des anciens de la Brigade Rose est terminé depuis déjà plusieurs semaines, la salle des fêtes du Fort Mulin de Vierzon est balayée et les chaises empilées sur l'estrade. Mais notre reporter Raymond Cartier, tenace et désœuvré, a poursuivi ses investigations sur les anciens héros de notre jeunesse - ou sur les héros de notre ancienne jeunesse, pour être plus précis.

Raymond a ainsi traqué pendant des jours, limier tenace et aigri, plusieurs personnages aujourd’hui tombés dans l’oubli mais qui ont marqué de leurs exploits plusieurs dizaines de personnes, notamment les neveux et enfants des auteurs de leurs aventures romancées.

Il livre aujourd’hui les premiers résultats de son enquête :

Sur la trace de Langélic

Le lieutenant Langélic : fleuron du SNUF (Service National Une Fois), agence de sécurité belge, il a défendu avec vaillance les intérêts du plat pays au cours de nombreuses aventures. Ce jeune homme au physique avenant et à l’accent cocasse avait apparemment disparu. Raymond Cartier a retrouvé sa trace dans la zone industrielle d’Ouf sur Linceul (Ardenne), où il attend depuis 1978 avec 27 autres  fonctionnaires fédéraux le paiement de ses gages.


Langélic, conservé jusqu'au déblocage 
d’un arriéré de salaire de 27 863 Francs Belges.






Bibliographie de Langélic


Langélic espion, une fois
Langélic a la frite
Langélic est un sacré pistolet
Langélic contre le Grand Jojo
Il était dans l’west, une fois
Langélic, une petite bière, on a souèf !
Au service sacré de sa Majesté 
Langélic contre les tueurs flous
Langélic forme un gouvernement stable
Langélic est l’ombre de ta main l’ombre de ton chien
Langélic contre Lambic
Langélic contre les eurocrades
Langélic et les flamands rosses
Langélic en a assez des blagues belges


(réclame)




jeudi 23 mai 2013

L’imposture de la Clique des Cinq (Le congrès de la B. Rose- 2)


Nous retrouvons notre reporter Raymond Cartier, en direct du premier congrès des vétérans des Brigades Roses (voir notre précédent billet).

L’émotion est à son comble ici à Vierzon, où ce qui pourrait bien constituer le plus grand scandale de la quinzaine vient d’éclater. Les organisateurs du congrès des Vétérans de la B. rose avaient en effet annoncé un événement exceptionnel, à grand renfort de réclames (un quart de page dans « Vierzon Boum Boum, l’hebdo des bonnes affaires » , et trois spots sur Chipie FM).

Rien moins que la reformation pour un concert unique du célèbre quatuor britannique des années 60, dont on disait qu’il avait une notoriété supérieure à celle du Christ et des coupes « dans le vent » . 
Vous avez reconnu la Clique des Cinq !

Une foule nombreuse se pressait dans le petit auditorium Jean Ferrat pour voir les quatre ex-héros et leur teckel savant. A l’heure dite, les jeunes gens, encore fringants malgré le passage des ans, se présentaient devant les « fans » émus, et entonnaient avec enthousiasme les titres qui ont ravi des générations d’écoliers.


Claudia, Nick, Francis et Annette chantent, chantent, chantent, 
accompagnés aux hurlements par le fidèle Dégueubert.


Deux heures durant, les succès se succèdent, les enchaînements s’enchaînent, les tubes, euh, sont interprétés : « Le trésor des naufrageurs», « Sus aux contrebandiers », « Déjà sept heures, quelle grasse matinée», « De la brioche, du pâté et des tartines », « Attention aux gitans », « perdus dans les souterrains », « Ne m’appelez jamais Claudia », « Attaque, Dégueu ! » et « Annette, ne sois pas si chochotte ». 

Mais, tandis que les chanteurs ne ménagent pas leurs efforts, une rumeur commence à se propager dans la foule : ce ne seraient pas les véritables membres de la Clique des Cinq qui se donnent en spectacle. Plusieurs détails troublants corroborent cette théorie :

- La véritable Claudia n’est pas blonde
- Francis, en revanche l’est (blond, pas blonde).
- Annette ne fume pas, c’est une vraie lopette (et d’ailleurs elle devrait fondre en larmes face à la foule)
- Dégueubert est mort depuis au moins 25 ans.
- Nick n’a jamais joué de guitare
- et d’ailleurs bon sang, « La Clique des Cinq » n’était pas un fichu groupe yé-yé, mais une bande de justiciers en herbe.

Bientôt, les vivats se transforment en lazzi, et les cinq imposteurs doivent quitter la scène, le rouge au front. On ne les reverra pas de sitôt.

Mais alors, que sont devenus les véritables membres de la regrettée clique ? Raymond Cartier a mené l’enquête, et il a découvert la vérité  (« ma vérité », précise-t-il après une entrevue avec un conseiller juridique).


La vérité sur la Clique des Cinq

Selon des sources faibles (qui est tout de même l’anagramme de fiable), Raymond a reconstitué le cursus des membres de la Clique depuis leur puberté.



on dirait qu’Annette est toute petite en raison d’un effet d’optique :
en réalité elle est vraiment restée minuscule

Nick et Annette, les deux benjamins, souvent cantonnés au rôle ingrat de faire-valoir lors des aventures du groupe (faire le guet, préparer des lits en mousse dans une grotte, trier les factures), ont pris une éclatante revanche. Nick s’est en effet débrouillé pour être l’ayant-droit exclusif des romans et produits dérivés. 
Annette, soumise et consciencieuse, l’assiste avec dévouement dans la gestion de l’impressionnante manne financière générée par les illustrés, peluches, serviettes périodiques et concasseurs industriels à l’effigie des cinq héros.


Françis lors d’une séance de dédicace dans son « Blytonbus », à Bouguenais (Loire-Inférieure).

Françis a été associé au succès littéraire de la série : il est l’auteur exclusif des versions romancées des aventures de la clique, et touche une confortable rémunération (au forfait). Sous un pseudonyme anglo-saxon, il a tout le loisir d’enjoliver les récits dont il est le protagoniste, se donnant souvent le beau rôle. 

Cette photo pourrait représenter Claude Dorval, 
mais certains affirment qu’il s’agit juste d’un escabeau.

Et Claudia - pardon, Claude ? Spoliée de ses droits, ridiculisée, sous les traits d’une garçonne n’en faisant qu’à sa tête, dans les romans, dessins animés, paquets de céréales et croustillettes de flétan, elle a coupé les ponts avec ses cousins. 

Une rumeur veut qu’elle vive, à moitié folle, dans son manoir en ruine de l’île de Ploumachin, au large de la Bretagne. D’autres ont été jusqu’à prétendre qu’elle a subi au Brésil une opération pour changer de sexe, et qu’elle a clôné son fidèle Dégueu pour qu’il survive au passage des ans. On croit parfois apercevoir le teckel savant au détour des pages de magasines canins : preuve de la vérité de cette théorie, ou élucubrations d’esprits malades ? 

Où qu’elle soit, si elle lit ces lignes, qu’elle sache que nous lui souhaitons bonne chance.


Bibliographie de la Clique des Cinq
(à lire à voix haute et le plus vite possible)

Chic, la Clique des Cinq !
La Clique des Cinq à Concarneau
La Clique des Cinq au colloque du Calife
Quiproquo pour la Clique des Cinq
La Clique des Cinq cache un canif
La Clique des Cinq liquide Lacan
Plan Quinquennal pour la Clique des Cinq
La Clique des Cinq raque quinze KF
La Clique des Cinq, concept Kantien ?
Coucou, la Clique des Cinq !
La Clique des Cinq requinque un canard
Quel quinquennat pour la Clique des Cinq ?
La Clique des Cinq quitte Cancale
Plus de Cointreau pour la Clique des Cinq


(réclame)


mardi 21 mai 2013

Mais où est Félinette ? (Le congrès de la B. Rose- 1)

Chers auditeurs et auditrices

C’est avec un grand plaisir et une fierté assez mal dissimulée que nous vous câblons aujourd’hui ce reportage, en direct du premier congrès des Vétérans des Brigades Roses, qui se tient cette semaine au Fort Mulin de Vierzon.

Vétérans des Brigades Roses ? Cela n’a pas l’air très clair !

Oui, une petite explication de texte s’impose. Eh bien, voilà : un vétéran n’est pas un vétérinaire spécialisé dans les soins aux varans, mais un ancien soldat, et par extension un ancien quelque chose. 

des vétérans 

Exemple : «  mon iguane a de la conjonctivite, je vais l’emmener chez le vétéran » .
Euh, non, justement. Zut.


Vous n'y êtes pas, c’est cette histoire de " Brigades Roses" qui me semblait louche.

Ah, je comprends. (Les auditeurs ayant des notions de psychiatrie comprennent surtout que le rédacteur de ces lignes présente de nets signes de schizophrénie, à faire ainsi questions et réponses, et possède un monde intérieur riche mais vaguement inquiétant)

Ah ! Ah ! Ah !

Eh bien, soit : un rappel historique s’impose. 
Le terme « Brigades Roses » désigne un ensemble informel de groupuscules de jeunes, nés dans le troisième quart du XXeme siècle, et qui avaient pour buts de combattre le crime. Certains groupes des b. roses ont acquis une réelle notoriété auprès du public grâce à la publication de leurs aventures, la plupart du temps en démantelant des gangs de faux-monnayeurs et de contrebandiers (selon une étude réalisée à la va-vite par notre secrétaire Danielle Génault, plus de 255 gangs de faux-monnayeurs ont été démantelés par des clubs de détectives enfantins, des scouts, grooms ou apprentis reporters entre 1955 et 1972).

Voilà : donc, ces bambins redresseurs de torts ont grandi, et ils se retrouvent pour leur premier congrès. Au programme : conférences ("comment reconnaître un traître", "je dresse mon chien à aller chercher les gendarmes", "je suis le gros-rigolo-qui-mange-tout-le temps, et alors ?"), libations, ragots en tous genres, parties de nain jaune et, qui sait, vélléités de renouer des liens distendus par les ans.


Pas de nouvelles de Félinette

A cette occasion, nombreux étaient les observateurs à attendre le retour d'une héroïne masquée qui a contribué à démanteler plus de quarante organisations criminelles majeures, toutes situées dans un rayon de douze kilomètres autour du paisible village de Frambourcy (faisant de cette commune la plus criminogène d'Europe, loin devant Palerme et Genève). Vous avez sûrement reconnu cette justicière en costume fantaisie,  la célèbre Félinette.



Une des seule photos de la mystérieuse Félinette, dite "portrait aux coussins et au radiateur"


Cruelle déception : la fillette (qui doit désormais être une femme, et quelle femme !) n'a pas daigné montrer le bout de sa moustache. Notre reporter, Raymond Cartier, a donc dû se contenter d'interroger deux de ses anciennes camarades d'école, mesdemoiselles Francette et Filandrine.



Francette affectionne les justaucorps à capuche et pratique le karaté, la natation synchronisée, le curling de combat et le tantrisme. Elle vit seule avec son chat Belphégor. Filandrine fume comme un sapeur et est devenue cover-girl pour "Frambourcy Ciné".


Raymond Cartier : Belle journée !  Ce siège est-il pris ?  Alors, vous êtes venues au congrès ?
Filandrine : Hi, hi !
Francette : Encore ce raseur, hier soir il m'a gonflée au bar avec ses histoires de modélisme ferroviaire.
RC : Ah, en effet, j'ai en effet un circuit au 1/43eme reproduisant avec fidélité la ligne Charleville-Troyes, et... 
(ici l’enregistrement est interrompu par un bruit de coup de pied dans les tibias de notre reporter)


Nous n'avons donc pas eu d'autre information concernant un éventuel retour de Félinette. La troisième camarade de classe de cette dernière, mademoiselle Boulimique, aurait peut-être pu nous renseigner : mais elle n'a pas fait le déplacement à Vierzon, venant de signer un gros contrat avec les établissements de cure Xanty.

Restez à l'écoute de notre blogue, qui distilllera pendant toute la durée du congrès des informations exclusives voire inclusives et des rumeurs infondées sur les héros de b. rose.


Annexe : bibliographie des aventures de Félinette

Qui es-tu, Félinette ?
Félinette contre le Caniche
Félinette est au poil
Félinette et la pelote géante
Félinette chez les Lolcats
Pas de croquettes pour Félinette
Félinette dort sur le radiateur
Félinette joue avec un faux-monnayeur mort
Félinette revisite le concept d’ambivalence du réel
Félinette a été enfermée par erreur dans un placard
Félinette se fait stériliser
 Félinette contre Pierre Messmer
Félinette avale une boulette empoisonnée




réclame





ce billet est dédié à Georges Chaulet (1931-2012)







mercredi 10 avril 2013

Les Super-Français (6) : La vérité sur les événements de 1969 et 1973



«  Il faut des circonstances exceptionnelles pour que des hommes exceptionnels se révèlent »: c’est afin d’appliquer ce principe que les responsables de la Sous-direction des agents de type I, II et IV, service du ministère des anciens combattants chargé de recruter des super héros, de les entraîner et de les affecter à des travaux d’utilité publique, ont décidé en 1969 de lancer l’opération « Naufrage de la Méduse », qui a eu pour conséquence le départ du Général et la rédaction de cette interminable phrase d’introduction.

Oui, chers auditeurs, chères auditrices, réprimez vos bâillements : notre série sur les Super-Français est de retour, avec son lot de surprises, de révélations et de droit constitutionnel.

Mais retournons donc, par la pensée, en 1969. Le référendum habilement provoqué par les sbires de la SDAT I, II & IV a provoqué le séisme politique escompté : le Général a quitté la vie politique, amer et dégingandé. 
Les spécialistes des Super-Pouvoirs espèrent bien qu’à la faveur de cet événement imprévu, un nouveau super-citoyen va sortir de l’ombre. 

Tous les soirs suivant le 27 avril 1969, les hommes de l’ombre du SDAT I II IV (et leur cuisinier Edmond Planchette) scrutent le ciel de Paris en espérant y voir apparaître un signal bath.

C’est hélas Alain Poher, le président du Sénat, qui assure l’intérim, puis Georges Pompidou qui est élu président. Rien de bien excitant : les super-démiurges du ministère se seraient-ils trompés ?


Georges Pompidou : super sourcils, à la limite, mais de piètres résultats au billard électrique.

Les responsable du service ne décolèrent pas. Ils décident dès 1973 de renouveler l’expérience, et font absorber à l’infortuné Pompidou diverses substances toxiques à bas de gentiane. Le pauvre auvergnat ne tarde pas à décaniller.

Un dimanche à Montboudif en compagnie des barbouzes du SDAT. La Suze était frelatée.


Les tireurs de ficelles espèrent que, cette fois,  le vide créé par le trépas du premier des Français va susciter enfin l’apparition de quelque méga-républicain qui pourrait relayer les équipes vieillissantes des décennies passées (voir nos précédents articles).

Mais, à nouveau, c’est Alain Poher qui prend provisoirement les rênes du pouvoir.
On sait quel sinistre accordéoniste sera ensuite choisi par les électeurs.

Celui dont on ne doit pas prononcer le nom.
.
Abattement et découragement s’emparent des hommes du SDAT. On envisage la dissolution du service, la vente aux enchères de l’équipement sophistiqué (un vélo d’appartement, un meuble à chaussures à porte coulissante, deux mobylettes - pour pièces).

Et puis, soudain, après un huitième verre de Fernet-Branca, un anonyme fonctionnaire a une inspiration de génie. Et si la solution était si évidente qu’on ne l’avait pas vue ? Si elle était là, sous nos yeux, depuis le début ? Mais oui, bien sûr : c’est Alain Poher qui est destiné à, euh,  un destin hors-norme. Les moires l’ont mis deux fois en position de diriger la France : quelle preuve supplémentaire chercher ?

On va quérir l’ex-président intérimaire. On le réveille, il arrive, en peignoir et pantoufles. Il va passer une batterie de tests, qui révèlent des aptitudes surprenantes dans les domaine de la lévitation, de la télékinèse et du petit bricolage. 


Alain Poher révèle ses véritables pouvoirs en faisant voler un ballon.

Quelques semaines d’entraînement suffisent à transformer du président du Sénat un as de la télékinèsie.



Alain Poher démontre l’étendue de ses dons : il fait léviter une secrétaire lors d’une soirée raclette


Un pseudonyme clinquant est trouvé par les responsables du service comptabilité et relations publiques (on ne parle pas encore à cette époque de « communication ») : Alain Power. 

L’homme politique devient un trésor national. Il ne siégera plus jamais au Sénat, mais sera affecté à des missions confidentielles afin de faire rayonner le prestige de la France. Lesquelles ? Impossible encore aujourd’hui d’avoir accès à ce dossier sensible (il a été classé par mégarde dans un carton destiné aux archives du sous-secrétariat à l’industrie laitière et reste introuvable depuis 1978). La république ne révèle pas si facilement ses secrets.

De 1975 à 1982, la France a remporté tous les championnats du monde de bilboquet. 
Simple coïncidence ?


(réclame)


vendredi 30 novembre 2012

Du nouveau sur le front des pâtes cloneuses


Nos auditeurs les plus concentrés n’ont pas oublié la terrible menace dévoilée le mois dernier sur ce blogue : le complot des pâtes cloneuses. Le voici ici résumé en quelques images.

photographie non contractuelle - l’assaisonnement et le vernis à ongles peuvent être sujets à des modifications

Des pâtes aux étranges propriétés envahissent clandestinement notre pays (uniquement en régions).

C’est le Landru du Crime, Babinet, qui est derrière ce complot.


Odette Dévouée, secrétaire de mairie à Bergères-les-Vertus (Marne), et son double maléfique Méphistodette Dévoyée.

Une fois ingérées, les pâtes séditieuses entraînent l’apparition en quelques minutes d’un double presque parfait de la victime. Les cibles de cette action sont choisies pour leur rôle clé dans la société. 
Ces doubles permettront au perfide Babinet de prendre le contrôle du pays lorsque le moment sera venu. Dans un premier temps, ils lui confèrent de menus avantages (parking gratuit, échantillons de papeterie, etc.)


Sur les individus de sexe masculin, le clonage provoque un léger accroissement de la pilosité faciale. (Claude Droit, maître-nageur à Bourron-Marlotte, et son double Satanas Velu)

Principe de précaution

Dès l’annonce dans nos colonnes de cette machination gourmande, les pouvoirs publics (locaux : communautés de communes, conseils généraux, bibliothèques de quartiers) ont pris des mesures pour protéger la population des effets de ces pâtes multiplicatrices. Des masques à pâtes ont été distribués aux personnalités locales jugées les plus exposées : élus, responsables associatifs, notaires, bedeaux.


Un masque à  pâtes standard. Les pâtes sont introduites dans le réservoir dorsal, où elles sont filtrées et envoyées sous pression via les deux tuyaux latéraux. Ne fonctionne malheureusement qu’avec les coquillettes, et une bonne dose de beurre.


Modèle pour enfants, évoquant  un personnage d’illustrés populaire auprès des jeunes. Il est possible d’adapter directement une boite de raviolis sous le masque.

La réplique de l’industrie française

Endiguer l’épidémie de clonage, c’est bien. Trouver un traitement anti-clone, c’est mieux, et cela peut même être rentable. C’est pourquoi les meilleurs ingénieurs de l’industrie agro-alimentaire tricolore se sont réunis entre midi et deux heures pour mettre au point une parade.

Observés au microscope, les haricots semblent gigantesques


 « Le principe qui a guidé nos recherches a été celui de la saturation stomacale, explique à qui veut l’entendre Michel Fâcheux, responsable du projet ».
En somme : une fois bien calé avec un plat roboratif, qui veut encore des pâtes ? 
C’est finalement le cassoulet en boîte qui a été retenu pour combattre l’épidémie de macaronis duplicateurs.
La production en masse de ce produit, déclaré d’utilité publique, a aussitôt été lancée.








Gageons que si tous les français remplacent les insipides pâtes par la savoureuses spécialité du sud-ouest, le projet liberticide de Babinet sera bientôt un mauvais souvenir, à ranger dans les oubliettes de l’Histoire aux côtés des radiations atomiques et des concerts d’accordéon de VGE.

Un message positif à marteler dans le crâne des jeunes générations : cinq charcuteries par repas.




(réclame)

samedi 20 octobre 2012

La menace des macaronis cloneurs


Nous étions joyeux, légers et tout entier absorbés par les  futiles mondanités du tout-Paris. Les votes de nos auditeurs nous entraînaient dans un tourbillon de rires et de paillettes. 



L’équipe au petit complet était en train de fêter prématurément son prix de camaraderie aux « récompenses dorées de blogue »


Et en quelques secondes, le voile s’est déchiré, rappelant à nos yeux épouvantés la triste réalité du monde. Raymond Cartier, notre fringant reporter, est entré, et a lancé sur la table basse une épaisse enveloppe de papier kraft, renversant au passage deux jolies tasses à café.
- Jetez un coup d’œil à ceci. La récréation est terminée !

Ce dossier ne contenait pas des photos de cours d’écoles vides, comme nous l’avions d'abord cru, mais un dossier complet et terrifiant. Toutes les preuves de l’existence d’un complot visant à remplacer les citoyens les plus influents (en régions) par des clones - avec de simples pâtes alimentaires !


C’est cette annonce en apparence anodine publiée dans la presse médicale
qui a mis Raymond Cartier sur la piste du sinistre complot
Résumons en quelques lignes les centaines de pages de notes rédigées avec rigueur et une écriture de cochon par notre infatigable Rouletabille :

- Un procédé de clonage révolutionnaire a été mis au point. Il permet de dupliquer n’importe quel humain (en régions) simplement par l’absorption de pâtes alimentaire spéciales. La victime se dédouble en quelques minutes, sous les yeux effarés de ses proches.

- La pègre s’est emparée de ce secret scientifique, et pas n’importe quelle pègre : le machiavélique Babinet, l’homme aux mille visages et aux 14 paires de chaussettes. 

- Si rien n’est fait pour l’arrêter, le Gengis Khan du Crime aura bientôt placé ses clones à la tête des principaux leviers de commande du pays (en régions).

Babinet, Babinet, Babinet !

Mais enfin, vous essayez encore de nous faire croire à des sornettes. Avez-vous seulement des preuves ?


Bien entendu : nous ne porterions pas de telles accusations sans nous appuyer sur un solide dossier.
Vous voulez des preuves ? Les voici. Et n’allez pas pleurnicher ensuite.


Lolette Chafouin,   (responsable des espaces verts de Cherbourg) a accepté de goûter un plat de tagliatelles offert par « un charmant inconnu» (en réalité un sbire de Babinet). Vingt minutes plus tard, son double maléfique ricane.

Dermite Loquace, présidente d’une association de parents d'élèves de Cholet, et sa clonette fraichement issue de l’ingestion d’une assiette de coquillettes au beurre.
Des macaronis.


D’une simple pression sur cette télécommande, Babinet contrôle ses clones (pour le moment, uniquement leur couleur, leur luminosité et leur volume sonore). 
Le clone de Marie-Pintade Bourrelet, speakerine sur FR3 Haute-Picardie, tel que le voient les téléspectateurs (à gauche) et tel qu’il est dans sa réalité psychique profonde (à droite).

Mais vous avez raison, c’est très embêtant. Alors, que faire ? 

D’abord, ne cédez pas à la panique. Ce serait faire le jeu du Clémenceau de la Destruction (Babinet, donc). Au contraire, vaquez avec insouciance à vos travaux quotidiens, ne changez rien à cet aliénant train-train qui fait la cohésion de notre société.
Travaillez, pour les plus favorisés d’entre vous, ou bien trainez jusqu’à 16h30 en robe de chambre, faites du lèche-vitrines, du yoga, jouez à la roulette russe… Et n’oubliez pas de voter quotidiennement pour ce blogue (voir en haut de la colonne de droite).


Mais abstenez vous de consommer des pâtes, surtout si vous habitez en régions.



Méfiance. Qui vous dit que ces farfalle ne risquent pas de dupliquer votre ADN ? 


Nous continuons notre enquête, et nous vous livrerons bientôt d’autres révélations. De son côté, notre infatigable chercheur René Leduc tente de mettre au point une sauce neutralisant les nouilles maléfiques du Napoléon de l’Evasion Fiscale (Babinet). Ou au moins, en restreignant les effets aux habitants des communes de moins de 3000 habitants.

Restez à l’écoute de notre blogue.


(réclame)


dimanche 27 mai 2012

Le nouveau pouvoir rouge (2) : le complot du Stalinon

Notre enquête dans les coulisses de la clique ayant usurpé le pouvoir du pays des 300 fromages (1) se poursuit.  Aujourd'hui, une enquête qui fait froid dans le dos -alliant ainsi pour vous, chers auditeurs, les bénéfices de l'information avec ceux d'une climatisation à peu de frais.


Les français vivaient heureux et insouciants, sans savoir que dans l'ombre, des médecins dévoyés travaillaient à leur perte... 


C'est, une fois de plus, Raymond Cartier qui a découvert le pot-au-roses, après une enquête qui a failli lui coûter la vie.

Raymond Cartier parvient à s'évader de la "Ferme des trois dindons",  antichambre de l'enfer.

Tout commence donc le 14 mai 1934, à Kiev. Un savant Russe travaillant pour les Bolchéviques découvre une substance qui…

Oh, mais assez de détails fastidieux. Toujours est-il que, avant-hier soir, Raymond Cartier, arrivait dans nos locaux chevauchant Gertrude, Holstein de 3 ans, à bout de souffle. Il tenait à la main un sachet plastique UNICO renfermant des boites d'un produit démoniaque : le Stalinon.

Le Stalinon existe aussi en inhalation, et sous forme de valse viennoise.

René Leduc, notre expert scientifique, s'est aussitôt emparé d'un échantillon du produit, et l'a emporté dans son laboratoire.



«Je ne comprend rien à tous ces appareils», a déclaré René Leduc, un peu abattu.


Ce médicament, d'apparence anodine et présenté comme un produit contre les maladies bénignes (Acné, Furoncles, Antrhrax, Lymphangites mammaires du post-partum), était en réalité un puissant psychotrope, à côté duquel le LSD fait figure de plat de coquillettes au beurre.

Le Stalinon, commandé par le nouveau gouvernement socialo-communiste, devait être distribué massivement dans les écoles, médiathèques, squares, boulangeries, petite restauration, loges maçonniques, afin d'être absorbé par le plus grand nombre. 

Le Stalinon devait devenir une friandise à la mode.




Une fois ingéré, il devait rendre les Français, connus pour leur indomptable tempérament et leur attitude rebelle (tel notre emblème national, le ténia), aussi doux qu'un troupeau de communiantes, prêts à suivre leurs nouveaux maîtres comme des petits chiens pour y être tondus comme des moutons.


Une vache

Le Stalinon était testé depuis deux semaines (dès l'annonce de la victoire usurpée du pouvoir rouge) sur des bovins à la Ferme pédagogique des Trois Dindons à Chouppes, Vienne. 


Un taureau de combat. Après deux jours de traitement au Stalinon, il est devenu gras et stupide.


On frémit à l'idée que cette substance nocive aurait pu être administrée en quantité à la population. Heureusement, grâce à l'action héroïque et rapide de notre reporter, le complot a été déjoué.
Soucieux d'éviter le scandale, le gouvernement a fait jeter les stocks du psychotrope à la benne (sur la D14), et supprimé tous ceux qui avaient trempé de près ou de loin dans ce triste projet.


Le directeur de la Ferme des trois Dindons, «retrouvé mort après une soirée Scrabble trop arrosée», selon la presse locale.

Gageons hélas que le gouvernement à la solde de Moscou ne s'arrêtera pas là dans sa quête insensée de pouvoir. Notre vigilance ne se relâchera pas, aux heures de bureau et hors week-end s'entend.


(1) La France




(réclame)